Fatima Zahra BERCHICHE
Vitesse lente
2022
J’ai pris cette photo un jour ordinaire, mais elle m’est restée longtemps.
Je n’ai pas seulement vu des taxis et une calèche. J’ai vu un face-à-face entre deux mondes qui cohabitent sans jamais vraiment se croiser : la vitesse et la lenteur, le moderne et le vivant, l’oubli et la mémoire.
Je photographie pour ne pas oublier. Pour garder une trace de ce qui disparaît doucement. Cette calèche, ce cheval fatigué, ce geste ancien dans une ville qui avance trop vite…
J’ai senti de la tendresse, presque une douleur douce.
C’est cette émotion-là que j’essaie de transmettre. Elle n’est pas spectaculaire, elle est discrète, comme un battement de cœur qu’on remarque trop tard.
Photographie numérique
Papier
40 × 60 cm
Oeuvre unique





